Narbonne au cœur de la Préhistoire

access_time Publié le 15/01/2021.

Incroyable touche-à-tout, le Narbonnais Paul Tournal a inventé le concept de Préhistoire au XIXe siècle.

De nos jours, le préhistorien Marc Azéma, également Narbonnais, présente des travaux passionnants sur le sujet.

Ce serait, presque deux siècles plus tard, une sorte de débat sans fin. A qui doit-on la Préhistoire ?

Pour la communauté scientifique de l’époque, l’honneur revient à Jacques Boucher de Perthes après ses découvertes importantes de 1844 dans les alluvions de la vallée de la Somme.

Pour autant, peut-il être considéré comme le père absolu de la Préhistoire ?

Ce serait faire fi des travaux réalisés quelques années plus tôt par le Narbonnais Paul Tournal, né sur les bords de la Robine en 1805. Comment présenter ce brillant citoyen multi-cartes ? Géologue, archéologue, journaliste et défenseur du patrimoine, il est un des pionniers de la géologie dans le premier tiers du XIXe siècle. Passionné, il entreprend des recherches dans son Aude natale (Clape, Corbières, Minervois).

La découverte de Bize

C’est d’ailleurs au cours d’une excursion géologique dans la vallée de la Cesse que Paul Tournal découvre les cavernes à ossements de Bize.

Elles sont le sanctuaire d’un trésor inestimable : des fossiles d’animaux disparus et des morceaux de silex. De fait, à l’issue de cette découverte marquante, il se heurte à une communauté scientifique rigide et incrédule.

Pour Tournal, il faut faire admettre que l’Homme existait à l’état «fossile» et que son apparition était antérieure à l’Histoire. D’où le terme de «Préhistoire» dont il peut logiquement être considéré comme l’inventeur. A minima, le Narbonnais aura apporté sa pierre – et quelle pierre – à l’édifice.

Après s’être mis en retrait du débat, Paul Tournal a ensuite marqué la vie archéologique de sa ville en devenant, jusqu’à sa mort en 1872, le secrétaire de la Commission éponyme qu’il fera rayonner grâce aux expositions et à l’enrichissement des collections. Sa personnalité exceptionnelle aura, dans plusieurs domaines dominé le XIXe siècle narbonnais.

La Préhistoire et la bande dessinée
De nos jours, Narbonne conserve un lien avec la Préhistoire grâce à un autre enfant du pays : Marc Azéma. S’il vient de s’illustrer grâce à un magnifique documentaire sur le rayonnement de Narbo-Martius, c’est en tant que préhistorien qu’il a émis une surprenante hypothèse il y a quelques années. Parmi ses nombreux travaux (écrits ou visuels), il est un qui n’est pas passé inaperçu : «Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé». Deux sujets qui passionnent cet excellent dessinateur depuis sa tendre enfance.

En marge des travaux de l’illustre Paul Tournal, Marc Azéma a voulu démontrer, dans son ouvrage, la capacité de l’homme préhistoriques a animer ses images de différentes manière, mettant ainsi en exergue les premiers balbutiements de ce qui allait devenir le concept de cinématographie. Selon lui, l’Homme a rapidement su prendre conscience des propriétés narratives de l’image figurative et en adopter l’intérêt.

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