Glaces La Belle Aude : la belle histoire continue

access_time Publié le 03/05/2021.

Ils étaient 19 à l’origine à s’être lancés dans l’aventure, celle de la reprise de leur outil de travail, au sein d’une société coopérative et participative, suite à la fermeture annoncée de leur usine à Carcassonne.

Des employés licenciés devenus salariés-sociétaires, qui œuvrent collégialement à la bonne marche de leur entreprise, au succès fulgurant.

Une croissance économique à deux chiffres

« La Belle Aude », c’est l’histoire d’une marque de crèmes glacées en laquelle bien peu croyaient au départ.

Après le licenciement économique d’une centaine d’employés de l’ex-usine Pilpa à Carcassonne, une poignée d’entre eux ont relevé le défi de reprendre leur activité en relançant l’appareil de production.

Et aujourd’hui, La Fabrique du Sud et leur marque La Belle Aude incarnent les fleurons de l’artisanat de qualité, et d’un savoir-faire qui a lutté avec grand succès pour sa survie.

C’est donc dans le cadre d’une société coopérative ouvrière et participative (scop) que s’est organisée la mise en place d’une recette efficace d’optimisation de la qualité, à l’aide de produits locaux.
Ainsi, le développement de la marque La Belle Aude connaît aujourd’hui une croissance à 2 chiffres, et la société vient de célébrer son septième anniversaire.

Des résultats plus qu’encourageants pour une entreprise au succès exponentiel.

C’est bien simple, en 2014, les ventes atteignaient les 150 000 pots. Aujourd’hui, ils culminent à près de 800 000 pots par an.

Une réussite qui a conduit les gérants à s’adapter à un tel succès, certains ayant dû quitter la chaîne de production pour devenir commerciaux, administratifs ou même comptables.

Et en période de covid, la société peut aujourd’hui même s’enorgueillir d’un chiffre d’affaires en augmentation de 16 %.

Les clés du succès

Christophe Barbier, président de la scop et ancien délégué du personnel CGT est l’un des artisans à l’origine de cette belle aventure.

Un succès qui selon lui s’explique par la cohésion de l’équipe, qui compte 24 salariés aujourd’hui. « Je n’aime pas le mot patron, prévient-il, on est responsable de notre entreprise. Le mot patron c’est un mot où il y a une frontière.
On fait plus de 10h par jours mais on le fait avec le cœur. Avec le cœur, on ne compte pas .»

Tous les salariés-sociétaires sont régulièrement consultés et intéressés par les résultats, avec un treizième et même parfois un quatorzième mois.

Une osmose et un savoir-faire avec un ancrage local, puisque certaines purées de fruits des sorbets pêche, abricot et poire viennent de chez Somail Fruits à Sallèles-d’Aude alors que les étiquettes sont fabriquées à Castelnaudary, et les cartons dans une usine de Chalabre.

De gauche à droite : Louis Privat, Bertrand Malquier et Susana Lozano.
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