Réunie en préfecture à Carcassonne, la Commission de suivi des sites de la vallée de l’Orbiel a validé un nouveau plan d’actions pour les années 2025-2030.
La Commission annuelle de suivi des sites (CSS) de la vallée de l’Orbiel s’est réunie mi-décembre en préfecture, à Carcassonne. Cette instance, chargée d’assurer l’information et la concertation autour des anciens sites industriels et miniers du secteur, a notamment acté l’adoption d’un nouveau plan d’actions couvrant la période 2025-2030.
Une réunion programmée alors que les services de l’État ont fait appel pour s’opposer à la décision du tribunal administratif de Montpellier en date du 22 juillet. Ce dernier condamnait alors le préfet de l’Aude à prendre, dans le délai d’un an, des mesures afin de réparer le préjudice écologique et de prévenir l’aggravation des dommages en résultant. Le juge demandait également à l’État de verser à l’association Terres d’Orbiel la somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral. Le tribunal rejetait en revanche les autres recours déposés.
Membres, bilan et plan
À l’ordre du jour de cette réunion du CSS figuraient le renouvellement des membres du bureau, la présentation du bilan de la surveillance menée au cours de l’année écoulée, ainsi que la validation de ce plan actualisé. Depuis l’arrêt des activités industrielles et minières en 1999, l’État a investi plus de 53 M€ dans des travaux de dépollution, des dispositifs de surveillance et des études destinées à mieux connaître les pollutions existantes. Les résultats de ces actions sont régulièrement partagés au sein des différentes commissions de suivi, dans un souci de transparence.
Un premier plan coordonné avait été élaboré par les services de l’État en 2018, afin d’organiser l’ensemble des interventions menées par l’État et ses opérateurs. Après plusieurs années de mise en œuvre, il apparaissait nécessaire de procéder à une actualisation pour tenir compte de l’évolution des connaissances et des besoins du territoire.
Trois axes pour 20 actions
Le nouveau plan d’actions, assorti d’un calendrier et de moyens prévisionnels, repose sur 20 actions structurées autour de trois axes majeurs. Le premier concerne la connaissance des pollutions, la limitation des expositions et la réduction des sources de contamination, avec la poursuite des opérations de sécurisation et de dépollution. Le deuxième axe porte sur la surveillance sanitaire de la population. Enfin, le troisième vise l’accompagnement du territoire, notamment pour favoriser des projets de développement économique dans la vallée de l’Orbiel.
A.G.
Photo : la vallée de l’Orbiel a connu une activité minière jusqu’en 1999. ©Raoul Ribes
