Pierre Micheau, issu du milieu du sport, sera dans quelques mois, le maire de Floure.

access_time Publié le 10/04/2020.

Pour cause de crise sanitaire, il n’est pas encore en place. Pierre Micheau à 30 ans à peine est l’un des plus jeunes édiles de l’Aude.

Il se confie.

Maire de Floure, c’était un vieux rêve ?

Un rêve non, mais c’est avant toute chose une fierté. J’ai le souvenir d’avoir assisté à mes 5 ans à l’élection de mon oncle, maire durant trois mandats du village de Peyriac-Minervois. Je pense que cela a joué dans mon parcours et qu’inconsciemment j’ai grandi avec un sentiment de profond respect pour les maires, pour leur dévouement, leur disponibilité, leur écoute et l’empathie que demande la fonction.

Qu’est-ce qui vous lie à ce village ?

Toute ma vie. Ma famille côté maternel est issue de Floure. J’ai grandi ici, j’y ai été à l’école, j’y ai fais les 400 coups etc… Jusqu’à développer mon entreprise aujourd’hui.


Etes-vous investi en politique ?

Mon grand père m’a toujours dis : «si tu ne t’occupes pas de la politique c’est la politique qui s’occupera de toi.» J’ai donc appliqué très tôt son conseil. Je me suis engagé au Mouvement des Jeunes Socialistes ou j’étais très investi dans le courant proche de Dominique Strauss-Kahn. Avec notamment mes amis Sacha Houlié (VP de l’Assemblée Nationale), Florian Humez et Guillaume Dedieu. J’ai ensuite soutenu Emmanuel Macron pour sa loi en 2015 jusqu’à son élection à la présidence de la république. Mais je pense que pour gérer un village comme Floure, il faut tout faire, sauf de la politique. J’ai une vision et des idées mais l’intérêt général des administrés et de la commune primeront toujours sur l’intérêt politique et personnel.

«Je suis un gamin du terroir»

Quel a été le leitmotiv de votre campagne ?

La dignité ! Ce qui n’a pas été le cas de nos adversaires. Ma famille et moi-même avons été souillés et calomniés de manière outrancière, notamment sur les réseaux sociaux. Dès la fin du confinement je vais d’ailleurs porter plainte pour atteinte à la vie privée et diffamation. C’est dommage d’en arriver là. Plus globalement, la campagne s’est pour nous, déroulée en deux temps. Tout d’abord le diagnostic, et ensuite la présentation du programme. Toujours à l’écoute des administrés.

Votre jeune âge a-t-il été un avantage dans ces élections ?

Je pense. Notre liste a une moyenne d’âge de 45 ans, ce qui est assez jeune. Rassembler, lancer une dynamique, et porter notre projet : je ne pense pas que la jeunesse soit un frein à la compétence.

Vous attendiez-vous à être élu dès le premier tour ?

Je viens du football et avant chaque match, même si l’on est considéré comme le favori, il faut savoir ne pas prendre de haut l’adversité et la considérer. Je me suis efforcé de transmettre ça à mon équipe. Le résultat entre 78% et 82% des votes va au-delà de nos attentes. C’est la preuve que la population attendait une campagne constructive.

Etre un des plus jeunes – si ce n’est le plus jeune – maires de l’Aude, ça vous inspire quoi ?

C’est à mes yeux un message fort notamment à l’ensemble de la jeunesse, pour prouver que tout est possible si l’on y croit. Je n’ai pas effectué de grandes études, je ne suis pas non plus ce que l’on appelle un notable. Je suis simplement un gamin du terroir, qui veut modestement apporter sa pierre à l’édifice.

«Tout m’intéresse»

Pas de frustration de ne pas avoir été investi dans les temps d’ordinaire habituels ?

Égoïstement, dès l’annonce du report, oui forcément cela a généré de la frustration. Mais très rapidement, l’urgence sanitaire, la situation, nous rappellent que le confinement était la seule solution possible pour endiguer le Covid-19.

En cette période de confinement, vient-on vers vous ou vers le maire de fait encore en place ?

Vers le maire en place et c’est tout à fait normal. Mais j’ai la chance de bien m’entendre avec Philippe Phalip et nous échangeons quotidiennement. Il réalise une vrai transmission et je ne peux que m’en réjouir.

La crise du coronavirus va-t-elle impacter votre début de mandat ?

Je ne pense pas. Elle impacte la fin du mandat du maire actuel, ça c’est sûr. Quant à moi, je devrai prendre les fonctions lorsque tout sera terminé.

Que souhaitez-vous améliorer pour vos administrés de Floure ?

Les trois axes majeurs sont la sécurité du village à travers (entre-autres) la réduction de la vitesse sur la route. Puis l’entretien de la commune avec une réorganisation des missions et des travaux des agents techniques. Et enfin la jeunesse avec la création de services civiques, d’un conseil municipal de jeunes et d’aides au permis de conduire.

Le futur maire de Floure a-t-il des passions ?

Énormément ! Je suis quelqu’un de curieux et tout m’intéresse. Mais le sport est essentiel dans ma vie : j’ai pratiqué assidûment le football, la natation, et depuis trois ans le cyclisme. J’effectue en moyenne 10h d’entraînement par semaine. Je vais aussi, dans les mois et les années qui viennent, apprendre l’alpinisme.

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