Philippe Noiret, l’ami de Montreal

access_time Publié le 13/03/2020.

Pendant plus de trente ans, un des plus grands acteurs du cinéma français aura arpenté les chemins de la Malepère à pied ou à cheval.

À Turcy, près de Montreal, Philippe Noiret venait chercher le calme qu’il n’avait pas à Paris.
À sa disparition en 2006, la propriété a été cédée et tout ce qu’elle contenait vendu aux enchères. Mais personne n’a oublié le comédien célèbre pour ses rôles d’Alexandre le bienheureux ou du Vieux fusil.

Pierre Richard est tombé amoureux des étangs, des embruns et de l’iode du côté de Gruissan. Et ça fait des années que le Grand Blond y séjourne dans sa propriété, où il est même devenu vigneron à ses heures perdues.

Comme le département de l’Aude est une terre de contrastes, c’est loin de la mer qu’un autre célèbre comédien a élu domicile dans les années 70. À Turcy, près de Montreal, Philippe Noiret avait fait l’acquisition d’une propriété.
Une maison de campagne comme on dit. «C’est le fruit d’un hasard heureux Ces petits mamelons de la Malepère, moitié bois, moitié champs, c’était le paysage dont je rêvais. A la fois doux et rude», confiait le comédien dans le colonnes de Pays Cathare Magazine en 1999.

Loin du tumulte parisien, Philippe Noiret venait dans l’Aude chercher la quiétude et la simplicité. «On y a amené la famille, les chevaux et même les chevaux des amis. Ma campagne est synonyme de promenades à cheval et de lectures», aimait-il dire à propos de Turcy.

«Un des nôtres»

Noiret à Montreal, c’était un événement pour les habitants de la petite commune de l’Aude, mais ils respectaient totalement sa discrétion. «Quand il rencontrait un ramasseur de champignons, d’asperges ou d’escargots dans la Malepère, il s’arrêtait toujours pour échanger quelques mots. Ici, au village, personne ne lui a jamais demandé un autographe, il fallait trancher avec sa vie parisienne, mais tout le monde le saluait. Il était très courtois et avait besoin de solitude, on ne lui a jamais cassé les pieds et on le considérait comme l’un des nôtres «, témoignait Christian Rebelle le maire de Montreal dans le journal La Dépêche, lors du décès du comédien en novembre 2006.

«Le côté vénal ne l’intéressait pas»

Trente ans de souvenirs dormaient ainsi dans la propriété de Turcy où Monique Chaumette, la compagne de Philippe Noiret, n’a plus souhaité revenir. «Pour elle, Turcy sans Philippe, ça n’avait plus de sens», expliquait, toujours dans La Dépêche, Rémi Fournié, commissaire priseur, chargé de la vente aux enchères des objets ayant appartenu au couple de comédiens.

«Philippe Noiret aimait toutes sortes de choses. Il pouvait acheter une babiole et la mettre en place à côté d’un objet de valeur, accrocher des tissus imprimés africains au-dessus de coffres coréens du XIXe siècle. Le côté vénal des choses ne l’intéressait pas», soulignait-il, en juin 2008, à la veille des deux journées d’enchères à Toulouse : une consacrée aux objets liés au cheval, que Noiret adorait et la seconde pour tout le reste de ses biens (lithographies, tableaux, meubles anciens et modernes).

Aujourd’hui, rien ne rappelle Philippe Noiret du côté de Montreal mais les souvenirs et l’ombre de l’immense acteur planent toujours dans la campagne environnante qu’il aimait tant. Trente ans de fidélité, le grand chapeau, l’odeur des cigares et le pas des chevaux, ça ne s’oublie pas…

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