Oenotourisme dans l’Aude, un secteur qui n’a pas livré tout son potentiel

access_time Publié le 11/02/2020.

 Si Gérard Bertrand a reçu en 2019 le titre de « Meilleur Vin Rouge du Monde avec le Château l’Hospitalet Grand Vin rouge 2017 » , l’oenotourisme dans le département n’en est pas encore à son plein rayonnement. Une situation qui devrait cependant évoluer dans l’avenir, avec le développement de cette filière, véritable atout économique.

Une convention pour l’oenotourisme

« Il n’y a pas d’agriculture sans tourisme et inversement, notait Laurent Poloni, secrétaire-adjoint à la chambre d’agriculture de l’Aude.

En valorisant le fruit du travail des viticulteurs et en développant l’œnotourisme, on aura moins de friches, et des paysages entretenus », ajoutait-il.

 Le conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL), la chambre d’agriculture et l’agence de développement touristique de l’Aude ont donc participé à la création d’une convention, signée le 29 janvier, dont l’objectif est d’aider et soutenir les viticulteurs qui veulent s’engager dans une démarche oenotouristique.  « On a simplement gravé dans le marbre ce qui se fait déjà », soulignait en préambule de la signature, Miren de Lorgeril, présidente du CIVL.

Concrètement, il s’agira pour les trois partenaires de soutenir les vignerons qui veulent s’engager dans cette démarche oenotouristique, qu’il s’agisse de créer une activité oenotouristique dans leur exploitation, faire labelliser un caveau, connaître les formations existantes pour se professionnaliser, ou encore intégrer une destination Vignobles et découvertes

« Un segment en plein essor et d’avenir »

 Dans l’Aude, les oenotouristes représentent 15 % des 23 millions de nuitées comptabilisées dans le département. « C’est donc un segment en plein essor et d’avenir », note Sébastien Pla, président de l’agence de développement touristique de l’Aude. À l’échelle nationale, sur les 90 millions de touristes comptabilisés chaque année, près de 10 % d’entre eux viennent pour l’œnotourisme.

 Un aspect que les trois signataires de la convention comptent bien développer dans le département face à l’atout économique qu’il représente: « En moyenne, 1 200 € sont dépensés lors d’un séjour oenotouristique, dont 10 % consacrés à l’achat de vins », ajoute Sébastien Pla.  Des vins qui sont parfois rapportés chez eux par les touristes, qui participent ainsi à la promotion des produits du terroir. Il faut donc à la fois que le touriste soit satisfait de son séjour, qu’il ait envie de revenir, et envie d’en parler autour de lui. D’où l’intérêt, pour tous les acteurs touristiques et agricoles du territoire, de coopérer pour proposer la meilleure offre à ses visiteurs.

 Avec sa production viticole dorénavant reconnue dans le monde entier, l’Aude dispose ici d’un atout considérable à une époque où le tourisme en France semble marquer le pas, face au développement de la concurrence internationale. L’oenotourisme, à travers la découverte d’un savoir-faire et la consommation de produits du terroir, est un vecteur d’avenir indiscutable.

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