Lumière sur : Margaux Madern et Julie Olive, les Fines Louches

access_time Publié le 03/08/2021.

Rencontre avec Margaux Madern et Julie Olive, gérantes de la conserverie Les Fines Louches, implantée à Narbonne.

Fiche technique :

Nom / prénom, âge :
Madern Margaux, 31 ans.
Olive Julie, 31 ans.

Entreprise, secteur d’activité :
Les Fines Louches, conserverie locale et végétale.

Pouvez-vous résumer votre parcours scolaire/professionnel ?

MM : Après l’obtention d’un BTS Négociation Relation Client à Toulouse, j’ai travaillé pendant 8 ans au sein de la coopérative l’Oulibo à Bize-Minervois en tant que guide-vendeuse.

OJ : Après une licence de maths acquise à l’université de Montpellier et un master Métiers de l’Education et de la Formation, j’ai obtenu le concours de professeur des écoles et j’ai exercé jusqu’en 2019.

Nous nous sommes ensuite formées au CTCPA (centre agro-alimentaire) de Nantes afin de conduire une activité de conserverie. Les Fines Louches, c’est une conserverie locale et végétale implantée à Narbonne où nous transformons fruits et légumes frais de saison issus de producteurs d’Occitanie.

Nous élaborons des compotes, des confitures, des brassés de légumes, des soupes, des pickles, des jus de tomates et des gaspachos. Nos recettes sont 100% naturelles et tous les ingrédients proviennent d’Occitanie.

Être chef d’entreprise aujourd’hui, qu’est-ce que ça représente ?

Cela demande beaucoup de persévérance, il faut sans cesse s’adapter, être polyvalent, disponible, se tenir informé des dernières mesures ou règlementations en vigueur.

La Covid-19 a-t-elle eu un impact sur votre activité ?

Nous nous sommes immatriculées le 2 janvier 2020, les travaux d’installation se sont achevés fin février. Un technicien du centre agro-alimentaire devait se déplacer le 17 mars afin de nous cartographier l’autoclave et établir des barèmes de stérilisation pour nos premières recettes. Mais le confinement a eu lieu et il n’a pas pu se déplacer.

Nous avons eu les autorisations de produire en mai. Au démarrage de l’activité nous avons pu bénéficier d’une subvention de la Région Occitanie « pass Agroviti » pour nos investissements. On a pu faire 500 pots de compotes mais nous avons réellement commencé la production au mois de juillet et la vente en septembre.

En effet, la Covid a eu un impact, nous avons perdu quelques mois. Lors du premier confinement la Covid nous a impacté aussi sur l’approvisionnement, les particuliers se ruaient vers les producteurs voisins et ils avaient moins de quantité destinée aux professionnels, et à des prix moins intéressants.

Nous ne sommes pas encore sorties de crise, c’est au tour des matières premières et des emballages. Les verreries sont en rupture de stock sur certaines références et annoncent des augmentations pour janvier 2022.

Pendant le Covid nous n’étions pas éligibles aux aides car notre entreprise avait moins d’un an d’activité et n’avait pas d’historique en volume de chiffre d’affaires. L’agglomération du Grand Narbonne nous a notamment soutenu en nous exonérant de 3 mois de loyer.

Un conseil à donner aux entrepreneurs débutants ?

Nous nous considérons toujours comme des jeunes entrepreneuses, mais ce que l’on peut d’ores-et-déjà conseiller, c’est de ne jamais baisser les bras, de surtout bien s’entourer au niveau professionnel et personnel. Il est très important d’échanger notamment avec d’autres entrepreneurs, sur ses difficultés, ses doutes.

Nous avons la chance d’être hébergées en pépinière d’entreprise, nous sommes soutenues par l’équipe d’Eole et nous côtoyons régulièrement d’autres entrepreneurs.

Quels sont vos objectifs à moyen/long terme ?

Nous souhaiterions investir dans des machines pour alléger nos temps de production et pouvoir proposer du travail à façon aux producteurs, nous entourant afin qu’ils réduisent leurs pertes et limitent le gaspillage. Nous voudrions également développer une gamme labélisée agriculture biologique et développer de nouveaux canaux de distribution tels que les cantines scolaires et les EHPAD.

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