Lumière sur : Margaux Delhomme, Culo

access_time Publié le 07/01/2022.

Cette semaine, c’est le portrait de Margaux Delhomme que nous vous proposons de découvrir. A travers son entreprise Culo, basée à Cuxac-d’Aude, Margaux façonne et crée des objets artistiques et décoratifs en verre recyclé.

Fiche technique :

Nom / prénom, âge :
Delhomme Margaux, 32 ans

Entreprise, secteur d’activité :
Culo, façonnage d’objets de décoration et d’arts de la table écologiques, à partir du déchet verre. Commerce de détail d’autres équipements du foyer.

Pouvez-vous résumer votre parcours professionnel ?

Mon envie de se lancer dans la folle et merveilleuse aventure de l’entrepreneuriat répond à une motivation simple : être épanouie professionnellement au travers d’un projet innovant, ambitieux et générant un impact positif sur l’environnement.

Mes convictions, ainsi que mes compétences acquises, m’ont permise de passer à l’action ; de l’idée à la concrétisation. Diplômée d’une école de commerce, j’ai accompagné plus de sept ans des grands groupes dans leur stratégie achat et leur mise en application.

J’ai été acheteuse projet chez Airbus Group puis senior consultante achat pour Airbus Group et Pierre Fabre principalement. J’ai ressenti le besoin de me recentrer sur un métier plus proche de mes valeurs et ayant un impact positif direct sur l’environnement et le social.

Avez-vous rencontré des difficultés dans votre parcours de porteur de projet ?

Honnêtement, je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. Peut-être par chance, mais je pense plutôt que mon projet correspondait et correspond aux tendances et attentes actuelles. Que ce soit sur l’écologie, l’artisanat et le Made in France.

Il est que mon changement de vie professionnelle, de cadre dynamique toulousaine à « upcycleuse de bouteilles de vin » à Cuxac-d’Aude est assez atypique et intriguant.

Ma formation et mon parcours professionnel m’ont également permis d’avoir des compétences solides pour mener à bien ce projet et de créer ma société. De plus, l’accompagnement reçu par la pépinière Innoveum à Narbonne permet aussi de limiter les potentielles difficultés.

Avez-vous bénéficié d’aide ou de soutien pour mener à bien votre projet ?

Tout à fait. Dans un premier temps, l’accompagnement par la pépinière Innoveum m’a permis de prendre de la hauteur à certains moments, d’être informée et guidée (aspects juridiques, légaux, aides/subventions, financiers,…) et de faire des rencontres qui ont pu me donner de précieux conseils.

J’ai également eu une aide financière par Initiative France : un prêt d’honneur.

Pouvez-vous nous parler de votre activité ?

Culo est une jeune marque française engagée, avec l’envie d’agir pour une cause sérieuse sans se prendre au sérieux ! Acteur de l’économie circulaire, Culo s’inscrit dans une démarche d’upcycling, en façonnant le déchet verre en un produit original coloré, le tout dans une démarche écoresponsable et solidaire !

Tout un univers sympathique, coloré et bon vivant entoure la marque pour « casser » le côté moralisateur et sans vie des produits dits écologiques. Chaque bouteille est collectée, triée, désétiquetée, façonnée artisanalement en cinq ou six étapes, nettoyée, empaquetée et livrée.

Comment vivez-vous votre nouveau statut de chef d’entreprise ?

On ne réalise pas de suite ce nouveau statut… Car dès la création des statuts, tout va très vite et on est pris dans la tourmente du lancement d’une entreprise, où tout est nouveau avec son lot de surprises, comme des imprévus techniques ou la Covid…

Et puis au début, j’étais seule donc je ne me considérais pas comme cheffe d’entreprise à proprement parler. Mais depuis que j’ai embauché mes deux salariés, il m’a fallu un petit temps pour réaliser ce nouveau statut, et l’accepter.

Auriez-vous des conseils à donner à un jeune entrepreneur ?

D’écouter et faire confiance à son instinct ! Sincèrement, c’est grâce à lui que j’ai osé me lancer. Avoir une idée c’est bien, mais la sentir intérieurement et entendre cette petite voix, c’est le signe qu’il faut oser !

D’avoir conscience de l’engagement qu’il y a derrière, autant professionnel que personnel… Car une création/un lancement d’activité implique d’importantes heures de travail, donc moins de temps accordé à la famille, amis et à soi-même.

Par moment, j’ai eu l’impression d’être en prison car si je lâchais, c’est tout Culo qui lâchait. Et ça donne le vertige… Mais après une bonne nuit de sommeil, l’énergie et l’envie reviennent naturellement !

Quels sont vos projets/perspectives à moyen/long terme ?

Il y a des projets de diversification de la gamme, de s’ouvrir à d’autres marchés (B2B et international), travailler d’autres déchets, de recruter pour répondre à la demande croissante mais surtout pour donner vie à toutes nos idées.

Économie

CDA : l’industrie audoise a de beaux jours devant elle

Un des fleurons de l’industrie régionale se situe à Na ...
Économie

Narbonnais : des formations gratuites dans le numérique proposées par l’Agglo

Un bilan individualisé est offert aux 100 premières TPE du t ...
Économie

Grand Narbonne : des entreprises mises en valeur dans les pépinières pour Noël

À l’occasion du marché de Noël organisé par la ville de Narb ...
Économie

Occitanie : un appel à projet pour financer une entreprise « sociale »

Créez une entreprise en phase avec des valeurs sociales et s ...