Lumière sur : Denty Spearfishing, CsTEK Stéphane Dudon

access_time Publié le 19/11/2021.

Rencontre avec Stéphane Dudon, fabricant de matériel destiné à la pêche et à la plongée sous-marine installé à Leucate, créateur des marques Denty Spearfishing et CsTEK, juste avant son départ en Guinée.

Fiche technique :

Nom / prénom, âge :
Dudon Stéphane, 52 ans.

Entreprise, secteur d’activités :
Denty Spearfishing, CsTEK, fabrication de matériel de pêche et de plongée sous-marine.

Pouvez-vous résumer votre parcours professionnel ?

Titulaire d’un DUT de maintenance industrielle et un autre en gestion d’entreprise et d’administration, j’ai fait la plus grosse partie de ma carrière dans le bâtiment industriel jusqu’à devenir maître d’œuvre et chef de projet général dans la construction pétrolière.

L’arrivée de la Covid a été un électrochoc pour moi et j’ai eu un déclic : je voulais changer de cap professionnel et vivre de ma passion : « la chasse vous marine ». Titulaire d’un monitorat MF2, je pratique la pêche sous-marine depuis des années et c’est ainsi que SDAC Denty Spearfishing est né.

Le concept était de revenir produire chez nous en France et surtout ne plus dépendre de la fabrication chinoise en recréant un atelier de confection de combinaison sous-marine sur mesure à Leucate, des accessoires de chasse et apnée comme une ceinture 100% fabriquée en France, chose qui n’avait jamais été proposée avant !

Être chef d’entreprise aujourd’hui, qu’est-ce que ça représente ?

Être chef d’entreprise, c’est notamment de grosses responsabilités envers mes équipes : le vouloir absolu du bien-être de mes salariés avant tout, comme par exemple, en organisant les temps de travail sur la journée des 4 jours pendant la saison d’hiver.

D’énormes difficultés pour gérer la croissance exponentielle de l’entreprise qui actuellement double son chiffre d’affaires tous les ans. Faire face aux pénuries de matières premières engendrées par la Covid, tout en réfléchissant à l’autonomie totale à cours terme en privilégiant les approvisionnements français ou européen en priorité.

Chercher des partenaires européens qui peuvent et/ou souhaitent développer les produits qui ne se fabriquent plus depuis des années chez nous.

La Covid-19 a-t-elle eu un impact sur votre activité ?

Un énorme impact ultra positif : le made in France revenant dans l’esprit de tous, cela nous a permis d’avoir une augmentation considérable de nos commandes. De plus, les confinements répétitifs ont eu pour effet de pousser nos clients vers l’extérieur et les activités de sport et nautisme.

Mais il va falloir être vigilant car l’augmentation des coûts de revient liés aux matières premières pourraient entraîner un ralentissement de la croissance si les prix devenaient trop importants.

Un conseil à donner à un jeune entrepreneur ?

Il faut bien s’entourer avant tout. C’est le problème le plus important à ce jour car on se sent tellement seul devant la masse de travail et les problèmes administratifs colossaux.

Croître doucement (ce qui n’est pas mon cas…) pour ne pas fragiliser la trésorerie de l‘entreprise. Et surtout ne pas avoir peur, sinon on n’avance pas.

Quels sont vos projets/perspectives à moyen/long terme ?

La construction d’un bâtiment sous 2 ans, ainsi que le développement de la gamme de produits et réindustrialisation des procédés de fabrication du néoprène, matière première principale, en Europe.

Le marché est là et il est énorme ! Il est nécessaire de recréer ce savoir en France pour ne plus dépendre de l’Asie qui détient le monopole total de la fabrication de ces produits.

Je ne comprends toujours pas comment l’Europe a pu décider de laisser partir tout ce savoir et de se désindustrialiser ainsi, tout en se mettant totalement à la merci des pays asiatiques. C’est peut-être utopique mais je crois en une réindustrialisation de l’Europe pour reprendre notre autonomie de production.

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