«Le Shiva fait partie du patrimoine narbonnais»

access_time Publié le 03/07/2020.

Lieu incontournable pour la jeunesse narbonnaise, le bar Le Shiva Café a dû traverser la crise sanitaire comme ses confrères.

Stelio Lardo et Julien Sanchez nous racontent l’aventure du rachat, du développement de leur projet et de l’après Covid.

La reprise du Shiva, c’était un projet mûrement réfléchi ou un coup de tête basé sur l’amitié ?
S.L : Un peu des deux lol. Non, plus sérieusement il y a toujours ce brin de folie quand tu décides de te lancer dans l’entrepreneuriat. On connaissait le Shiva, on y avait fait la fête souvent comme beaucoup de jeunes Narbonnais donc il y avait ce côté émotionnel lorsqu’on a décidé de le reprendre. Après vient la phase d’enquête et de négociation où nous avons vérifié les bilans et nous avons monté une proposition avec nos partenaires bancaires et comptables afin de faire la proposition la plus cohérente et réfléchie possible.

J.S : Quand on se connaît depuis plus de 10 ans on peut en effet dire que l’amitié y a joué un rôle primordial. Personnellement c’est l’aboutissement de plus de 12 ans dans ce secteur d’activité.

Qui sont les associés embarqués dans ce projet ?
S.L : Il y a Gaetan Benmedhi qui travaille avec son père dans leur société de transport, Julien Sanchez qui gère le Shiva depuis notre reprise et moi-même qui possède aussi deux structures dans l’architecture et le bâtiment à Toulouse.

Quand on est plusieurs associés, est-ce évident de tracer un chemin commun ?
S.L : Finalement, l’association c’est comme un mariage il y a des hauts et des bas. Dire que tout est rose et parfait serait un mensonge. Mais le but est que tout le monde trouve sa place dans l’activité de la société, que la communication soit la reine de nos échanges et que chacun sache mettre son ego de côté et pense en premier lieu à l’intérêt de la société. Si la recette est respectée alors le chemin commun est tout tracé.

J.S : je rejoins Stelio pour le coup, des hauts des bas, du partage, une évolution commune, un vrai mariage.

«Se sentir au Shiva comme à la maison»

Quelle était (est toujours) la philosophie qui commandait cette reprise d’établissement ? Quel style souhaitiez-vous donner au Shiva ?
S.L : L’idée était de redonner une seconde vie à ce bar emblématique de Narbonne tout en respectant ce que les anciens gérants et créateurs du Shiva avaient mis en place. C’est pour cela que nous avons conservé le nom. Nous avons changé le logo par en respectant l’esprit de base. L’ancien logo était Shiva dans son ensemble et nous avons gardé l’oeil de Shiva afin de créer une transition, tout en gardant l’esprit du Shiva Café. Et pour la décoration, nous avions le même leitmotiv. C’est à dire que nous avons rénové le bar de A à Z dans un style chic et moderne, mais sans en faire trop afin que tout le monde se sente au Shiva comme à la maison. qu’il soit dans la salle principale à danser ou au sous-sol dans une ambiance plus lounge.

J.S : Le shiva fait partie du patrimoine narbonnais, l’objectif étant de faire perdurer cet état d’esprit festif et convivial tout en mettant en avant le côté journée ou café et restauration sont là pour notre clientèle .

Comment avez-vous vécu cette longue parenthèse de crise sanitaire ?
S.L : C’était délicat, inquiétant et incertain. Mais nous avons fait le maximum pour mettre en place les aides pour les employés et pour la société. Après je pense que nous l’avons vécu comme tous nos confrères, avec beaucoup d’anxiété et l’espoir que cela ne dure pas des mois. Mais finalement cela nous a permis aussi de ralentir le rythme, de retrouver du temps afin de se pencher sur des questions et des axes de développement sur lesquels nous n’avons pas le temps de réfléchir d’habitude.

J.S : Comme tout le monde avec beaucoup d’interrogations, beaucoup d’incertitudes, mais cela nous a permis de prendre du recul sur notre travail .

La crainte d’une fermeture définitive vous a-t-elle effleurés ?
J.S : Franchement on n’ y a pas pensé, les restaurants comme les cafés font partie intégrante du lien social et je ne nous vois pas vivre sans ça .

S.L : Non car nous avons une bonne gestion de notre commerce, donc nous pouvions voir venir et nous avions confiance en notre gouvernement qui a mis en place des aides pour sauver les entreprises.

La distanciation physique et les gestes barrières sont-ils compatibles avec la convivialité qui sied à votre établissement ?
J.S : Oui et non ! Oui car notre terrasse et les facilités mises en place par la mairie cela nous permettent une certaine capacité d’accueil dans le respect des règles imposées ! Mais d’un autre côté cela enlève malheureusement toute l’alchimie proposée à l’intérieur de notre établissement où la danse ne peut être au rendez-vous ..

S.L : C’est exactement ça … Le but est d’essayer de garder cette convivialité, ces moments chaleureux malgré les contraintes des gestes barrières. Mais ce n’est pas tout à fait comme en période normale.

Comment se sont adaptés les clients et surtout sont-ils revenus en nombre ?
J.S et S.L : Ils ont très bien compris le sens de ces règles, et ça les rassure de voir que toute l’équipe est là pour veiller à leur sécurité. Ça nous a manqué et à eux aussi, malgré l’appréhension qui a suivi notre reprise, la clientèle est bel et bien au rendez-vous et ça nous fait énormément plaisir.

«Retrouver des conditions normales de travail»

Estimez-vous avoir réussi la Fête de la Musique ?
J.S : C’était un pari de travailler ainsi avec ces restrictions ! Mais je dois dire que c’est réussi car le «manger boire et s’amuser» était au rendez-vous.

S.L : Oui nous sommes très satisfaits de la Fête de la Musique. Nous remercions particulièrement la mairie qui a joué le jeu avec nous et tous les commerces de la ville qui le souhaitaient. Nous avons agrandi notre terrasse au maximum, les gens ont apprécié leur soirée au Shiva et nous sommes très contents d’avoir pu offrir ce moment de détente et de plaisir à nos clients.

Comment voyez-vous l’avenir ?
J.S :
On l’espère radieux. On espère également pouvoir retrouver des conditions normales de travail pour satisfaire notre clientèle comme il se doit.

S.L : Je suis tout à fait d’accord avec Julien. Comme le dit Antoine de St Exupéry, «pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.»

Le risque d’un relâchement existe-t-il avec l’été ?
J.S et S.L
: Malheureusement oui ! C’est à nous commerçant de prendre notre rôle très au sérieux pour veiller au respect des règles pour protéger notre clientèle, savourer chaque moment en terrasse, mais sans oublier de faire attention.

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