L’Aude, aussi terre de productions exotiques

access_time Publié le 30/10/2020.

L’Aude, terre de viticulture par excellence mais pas seulement, connaît de plus en plus de diversité en matière de production agricole.

Ainsi, dans la commune d’Ouveillan, des locaux se sont lancés dans le culture de fruits exotiques très méconnus en Europe. L’occasion d’en apprendre beaucoup plus sur eux, pour certains produits depuis de très longues années sur le département.

Fuyu, kiwaï et feijoa : kézako ?

Commençons par le premier d’entre-eux : le fuyu. Ou plus communément le kaki fuyu. C’est sur l’exploitation de Philippe et Henri Bérenger à Ouveillan que poussent ces drôles de fruits orangés.

Si d’habitude cette famille de producteurs a plus l’habitude de faire pousser des pêches, abricots et autres cerises, pour Philippe et Henri c’est l’heure de la récolte du fuyu : « Ce n’est pas vraiment un fruit exotique, nous explique Philippe, c’est un hybride de plaquemine, un hybride japonais.

Mais ce sont des fruits qui ont une particularité, ils ont très peu d’acidité, ils ont un rapport sucre/acide parmi les plus élevés de tous les fruits, et donc ça donne des fruits très doux. » Et puis contrairement au kaki qui se mange tendre, le fuyu lui se déguste beaucoup plus croquant.

Sur les pas de leur père, les deux frères ont ensuite décidé de prolonger mais surtout d’agrandir la récolte de fruits venus d’ailleurs.
Après le fuyu, ils se lancent dans la culture du kiwaï, un fruit tout droit venu de Sibérie mais aussi du feijoa en provenance du Brésil : « Le kiwai, il est tout petit, il a la peau lisse, et l’avantage c’est qu’on peut le manger comme une cerise ou un raisin. On le cultive depuis une dizaine d’années, toujours dans le même esprit de prolonger notre activité sur toute l’année. » Tandis que le feijoa est lui beaucoup plus acide : « Il est très parfumé, avec un goût de fraise des bois. »

Un héritage familial à faire perdurer

La culture de ce fruit exotique a pourtant commencé il y a 37 ans pour la famille Bérenger. Lorsque le père de Philippe et Henri importe des plants de fuyu des Etats-Unis : « C’est notre père qui avait planté cette partie-là, raconte Henri, dans un but de se diversifier. » Un choix original mais qui semble porter ses fruits.

Car ces spécimens de caractère se cultivent plutôt bien sur ce terroir aux sols pierreux difficile à travailler mais particulièrement drainant : « Nous avons des sols très compliqués à travailler mais très faciles aussi pour l’arboriculture, des sols très caillouteux, mais très drainants, et comme on peut arroser à peu près comme on veut c’est assez facile. Dans tous les cas, ça se fait selon le sol et sa matière, pour nous ici, ça n’a jamais été un problème. Vous voyez bien le fuyu ça fait 37 ans qu’on le cultive et tous les ans, on le récolte plus ou moins bien mais on le récolte », explique Philippe Bérenger.

Si certains pourraient se laisser tenter, avec deux hectares consacrés à la production de ces fruits (sur 80 au total pour l’ensemble de l’exploitation), il faudra compter environ 3 euros la barquette de kiwaï, 2,50 euros pour le kilo de feijoa et 3,50 euros le kilo de fuyu, pour tester ces saveurs peu communes.

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