La Fundacion Real Madrid en stage à Armissan

access_time Publié le 12/07/2021.

Ils étaient plus d’une trentaine ce lundi matin au complexe sportif de Crouzals pour suivre la formation des éducateurs estampillés Real Madrid.

La Cantera, le célèbre centre de formation du club de football du Real Madrid, s’exporte aujourd’hui à travers 8 pays. Réputée pour son degré d’excellence, elle a encore récemment été désignée comme meilleure académie de jeunesse du monde. Et c’est à Armissan, ce lundi 12 juillet à 9h30, qu’a commencé cette semaine de stage qui durera jusqu’à vendredi. L’occasion rêvée pour de nombreux jeunes footballeurs de découvrir les méthodes d’entraînements de l’un des clubs les plus prestigieux du monde.

Jean-Claude Derache, organisateur de l’événement, sera chargé toute cette semaine d’encadrer les jeunes pousses qui seront soumises à la rigueur d’une formation élitiste. « Cela fait 4 ans que je travaille avec la Fundacion Real Madrid. J’ai suivi un cursus de formation à Madrid au sein de la Cantera. Le degré d’exigence est réellement élevé, on réalise l’importance du travail avec les jeunes lorsque l’on est au contact de telles structures. »

Jean-Claude Derache dispense de précieux conseils à son jeune public.

Originaire du Nord, Jean-Claude revient sur les différences fondamentales entre les approches française et espagnole. « Faites des erreurs ! » s’exclame-t’il. « Il faut que les enfants s’expriment. Il faut qu’ils soient confrontés à l’erreur pour pouvoir apprendre. Tout simplement. Et après, notre travail intervient pour recadrer ou corriger l’enfant uniquement s’il ne parvient pas à surmonter cette erreur. Mais il faut seulement l’aiguiller, l’orienter vers la solution. Il ne faut pas lui ôter ce travail d’analyse, de réflexion. »

Le Ch’ti supporter lensois poursuit : « C’est la différence fondamentale à mes yeux. En France, cela peut paraître paradoxal, mais les entraînements sont parfois trop cadrés. Ici, le terrain de jeu, c’est l’entraîneur qui le fait. C’est beaucoup trop dirigiste. En Espagne, le terrain de jeu, c’est l’enfant qui se le fait. Là-bas, de 7 à 17 ans, les entraînements sont pratiquement les mêmes. Les jeunes ont ce terrain d’expression qui peut parfois faire défaut. »

Les prodiges de demain étaient peut-être à Armissan.

Matériel de pointe, encadrement de haute qualité, rien n’est laissé au hasard. Ballon au pied, les jeunes multiplient les courses et les slaloms entre les plots, non sans recevoir les conseils des éducateurs. Entre bienveillance et exigeance, au cours de l’entraînement, Jean-Claude se livre à quelques anecdotes sur ses séjours à Madrid.

« Au début c’était un peu compliqué, je ne parlais pas du tout espagnol. Aujourd’hui ça va un peu mieux. J’ai fait la rencontre notamment de certains historiques du Real : Roberto Carlos, Xabi Alonso, Arbeloa… C’est vraiment un autre monde, une autre dimension. Sur tous les plans d’ailleurs. En matière de structures comme de personnels, il y a une vraie démarche d’excellence. »

Il poursuit : « Dans l’approche du jeu également, les dribbleurs sont parfois mal perçus ou jugés trop individualistes, mais il ne faut pas oublier que ce sont eux aussi qui font se lever des stades. Encore une fois, il faut permettre aux gamins de s’exprimer, ne pas les formater sans dénaturer le collectif. »

Le sérieux et la discipline étaient bien présents ce lundi matin.

Une semaine d’entraînement qui devrait donc être très enrichissante pour les jeunes Audois, venus découvrir les joies mais aussi l’exigeance d’une formation de très haut niveau.

Sport

Le résultats sportifs audois du week-end

Un week-end sportif fructueux du côté du ballon ovale. Carca ...
Sport

Pierre Micheau, président du district de l’Aude de foot : « Il faut penser le futur »

Pierre Micheau arrive déjà à mi-mandat. Le jeune président d ...
Sport

Les résultats sportifs audois du week-end

Une petite semaine de sports marquée par les points ramenés ...
Sport

Les résultats sportifs audois du week-end

Une semaine de coupure pour la Pro D2 et la Nationale en rug ...