Installé à Névian, Jérôme Bano a lancé son activité il y a deux ans. RACINE DE VIE

access_time Publié le 02/04/2021.

Dans un créneau qui ne connaît pas la crise. Avec «Racine de vie», il entretient les tombes dans les cimetières pour ne pas qu’elles s’abîment et pour mettre un peu de baume au cœur des familles endeuillées.

Vous êtes néo-Névianais. D’où venez-vous et que faisiez-vous avant votre installation dans l’Aude ?
je suis né à Narbonne. J’ai vraiment touché à tout : charcutier traiteur, chauffeur magasinier, technicien dans la fibre optique, employé dans l’embouteillage, couvreur, cariste, technicien nettoyage et préparateur de commandes.

Comment vous est venue cette idée somme toute assez originale ?
Il y a quelques année au décès douloureux de ma mère. A chaque fois que je me présentais au cimetière je voyais des tombes laissées à l’abandon ou dégradées. Mais le déclic est surtout venu lors d’un reportage que j’ai regardé à la télé et dans lequel des personnes éloignées ou âgées ne pouvaient pas se déplacer et honorer leurs défunts.

Vous vous êtes dit qu’il n’y avait pas embouteillage dans ce créneau ?
Effectivement, ce n’est pas un domaine où tout le monde se rue pour y travailler. Je me suis bien sûr renseigné sur les entreprises déjà existantes, mais il y en avait que deux et quelques pompes funèbres qui assuraient ce service, mais sans plus.

En quoi consiste donc votre profession ?
Mon travail consiste à aider les personnes à honorer la mémoire des disparus. Je fais le nettoyage de la sépulture et son fleurissement ainsi que l’accompagnement de personnes ne pouvant se déplacer. Ma compagne gère le magasin Biocoop à Lézignan et tout naturellement j’utilise des produits écologiques qui sont en rayons.

Dans quel secteur géographique intervenez-vous ?
On va dire un secteur compris dans les 30 km autour de Névian et qui est gratuit dans la prestation. Au-delà, je fais payer au kilomètre supplémentaire.

Quel retour avez-vous de la part des familles ?
Il est très positif de la part des familles. On me dit que je fais du bon travail et qu’il y a un bon suivi d’entretien de la sépulture.

«Créer des embauches»

L’accompagnement des personnes qui ne peuvent se déplacer est un créneau porteur ?
Oui, je le pense et e l’espère. Pour l’instant, j’ai eu aucun accompagnement. Je pense que la crise sanitaire fait que les personnes âgées se protègent en restant chez elles.

Il y a beaucoup d’humain dans votre action, on imagine…

Je suis une personne très empathique. Moi qui ai connu la perte d’une personne chère, je suis avec eux de tout mon cœur. Je fais au mieux pour que les personnes se sentent bien et qu’elles relèvent la tête après cette douloureuse épreuve.

Côtoyer la mort au quotidien, ce n’est pas pesant à la longue ?
Non du tout. Quand on entre dans ses lieux de paix et de calme, on se sent renaître. il faut surtout penser qu’un jour on sera là aussi et qu’on retrouveras nos personnes oubliées là haut.

Avez-vous d’autres projets pour l’avenir ?
Mon projet c’est de créer des embauches et de toucher la France entière.

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