Dominique-Vincent Ramel, cet Audois ministre de Napoléon Bonaparte

access_time Publié le 16/12/2021.

Avocat et économiste, Dominique-Vincent Ramel aura marqué de son empreinte son passage au ministère des Finances sous le Directoire avec des initiatives qui seront restées dans l’Histoire.

De cet Audois, né le 3 novembre 1760 à Montolieu, on pourrait ne retenir qu’une chose : qu’en tant que député à la Convention Nationale, il a voté pour la peine de mort infligée au Roi Louis XVI. S’arrêter là en ce qui concerne Dominique-Vincent Ramel serait bien trop parcellaire. En effet, cet avocat et brillant économiste a eu plusieurs vies. Et des vies qui ont eu une influence certaines sur la gestion du pays.

Que lui doit-on en sa qualité de député ?

De ne pas avoir siégé pour siéger. Il s’est mué en force de propositions et montré particulièrement novateur dans ses idées. Spécialisé dans les choses de la finance, il a pesé de tout son poids, en 1789, afin que soient conservées les divisions territoriales en prenant comme exemple celle du Languedoc.

Il s’est aussi prononcé pour la division des départements en deux districts et s’est illustré en demandant que soit adopté le régime municipal que l’on connaît encore de nos jours, faisant ainsi l’étalage de ses compétences en matière d’administration. Un député de ce calibre ne reste pas longtemps dans l’ombre.

Dominique-Vincent Ramel a vite changé de statut. Du 14 février 1796 jusqu’au 23 juillet 1799, il a occupé le poste très important de ministre des Finances. Et, n’ayons pas peur des mots : il s’est révélé être l’un des plus brillants de l’Histoire de France.

Dans ses fonctions et sa façon de se les approprier, Ramel a été le véritable précurseur et modèle de Martin Michel Charles Gaudin, qui fut ministre des Finances de Napoléon Bonaparte pendant toute la période consulaire et impériale.

Comment Dominique-Vincent Ramel a-t-il imposé sa patte au ministère des Finances ?

Plusieurs décisions et réalisations portent sa marque. Pour certaines, on en parle encore aujourd’hui. Il avait une idée forte en tête : équilibrer le budget de l’Etat. Pour ce faire, il n’y avait pas quinze chemins.

Il a notamment entrepris d’importantes réformes fiscales avec par exemple la réhabilitation des impôts indirects (péage routier et loterie nationale) et l’institution de l’impôt sur les portes et les fenêtres qui ressemblait déjà à notre bon vieil impôt foncier.

Cet impôt sur les portes et fenêtres a été l’occasion de lancer les premiers pas d’une véritable institution toujours de mise au XXIe siècle : le cadastre. Gaudin en profita pour mettre en place les recensements et la comptabilité nationale.

Notre ministre audois s’est aussi distingué par une décision qui n’a disparu qu’en 2002 avec l’entrée en jeu de l’euro. C’est, en effet, Dominique-Vincent Ramel qui est à l’origine de l’appellation « franc » de la monnaie de France !

Mais il suffit parfois d’un seul faux pas pour glisser dans le ravin. Malgré toutes ses initiatives, ses compétences pour apurer les dettes de l’Etat, Dominique-Vincent Ramel s’est pris les pieds dans le tapis de la popularité avec la mise en place d’une nouvelle taxe.

Le grand retour de l’impôt sur le sel lui a valu de grandes inimitiés et même issues de ses propres partisans. Le sel a eu un goût amer puisqu’il lui a coûté sa place de ministre. Il n’en restera pas moins qu’il aura marqué son époque et bien au-delà.

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