Deux fourgons prennent en étau un véhicule de la pénitentiaire à 130 km/h sur l’A9

access_time Publié le 24/04/2025.

Trois agents pénitentiaires de la maison d’arrêt de Carcassonne qui convoyaient un détenu à Aix-en-Provence ont fait face à une manoeuvre d’intimidation sur l’A9 entre Béziers et Agde. Témoignage.

« C’est un petit miracle qu’aucun véhicule n’ait été touché. À cette vitesse-là et avec le trafic dense, ça aurait pu tourner au drame très vite. » Yohann Verschelle, secrétaire au syndicat FO Justice à Carcassonne, était au volant d’un véhicule banalisé pris pour cible sur l’autoroute A9, ce mercredi 23 avril. Une enquête tentera de faire la lumière sur l’intimidante manoeuvre dont les trois agents pénitentiaires ont été victimes alors qu’ils transportaient un détenu âgé de la maison d’arrêt de Carcassonne à Aix-en-Provence.

Le syndicaliste explique : « Nous étions partis de Carcassonne depuis une cinquantaine de minutes, on venait de passer Béziers quand un véhicule de type fourgon a refusé de se rabattre pour nous laisser passer. Nous étions à bord d’un véhicule banalisé, sans sérigraphie ni gyrophare, nous avons juste des lumières bleues sur la calandre pour signifier que nous sommes prioritaires. »

« Il était si près qu’on ne pouvait pas lire les plaques »

Face au comportement suspect et dangereux du véhicule devant lui, l’agent de la pénitentiaire enclenche le bi-ton et c’est alors que tout s’accélère. « Le fourgon finit par se rabattre et quand on le double, les passagers nous dévisagent et voient bien que nous sommes en uniforme. Il me semble que le conducteur était d’ailleurs au téléphone. Et dès qu’on l’a doublé, le fourgon est revenu se coller derrière nous. Il était si près qu’on ne pouvait même pas lire la plaque d’immatriculation, détaille le syndicaliste. Et dans le même temps, un deuxième fourgon s’est rabattu juste devant nous. On était coincé entre les deux véhicules. Ça a bien dû durer entre 2 et 3 minutes et à cette vitesse-là, c’est très long. »

Une expérience « traumatisante » pour l’équipage pénitentiaire qui s’inscrit dans un contexte où ces personnels sont pris pour cible. « Je pense qu’il s’agit d’un hasard. Ils ne savaient pas que nous étions des agents pénitentiaires par contre ils ont bien vu nos clignotants bleus et nos uniformes », conclut Yohann Verscelle de FO Justice. Les agents seront entendus au commissariat de Carcassonne dans le cadre d’une enquête.

Arnaud Gauthier

Photo : les faits se sont déroulés sur l’A9 entre Béziers et Agde. ©DR

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