Dermatose bovine : le Parc Corbières-Fenouillèdes plaide pour la vaccination totale

access_time Publié le 13/11/2025.

Le Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes appelle à une réponse adaptée face à la dermatose nodulaire contagieuse, plaidant pour la vaccination généralisée et la préservation du modèle d’élevage extensif local.

Alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue de frapper les élevages du sud de la France, le Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes (PNRCF) alerte sur les conséquences dramatiques de cette crise sanitaire. Depuis plusieurs semaines, la maladie se propage dans les vallées du Tech et de la Têt, plaçant les Pyrénées-Orientales en première ligne et touchant désormais les territoires limitrophes, notamment l’Aude.

Dans un communiqué publié le 12 novembre, le Parc exprime son soutien total aux éleveurs, qu’ils soient directement touchés par les abattages ou affectés par les restrictions et les incertitudes du marché. Il réaffirme son attachement au modèle d’élevage extensif, pratiqué exclusivement sur son territoire, et qu’il considère comme vital pour l’équilibre économique, social et environnemental des Corbières et du Fenouillèdes.

« Ce modèle doit absolument être préservé », insiste le Parc, rappelant que l’agriculture et l’élevage façonnent les paysages, favorisent la biodiversité, préservent les villages ruraux et contribuent à la prévention des incendies grâce à l’entretien des espaces naturels.

Une sélection génétique et des effectifs faibles

Le PNRCF remet en cause la mesure d’abattage total des troupeaux dans les foyers contaminés et plaide pour des solutions plus adaptées. Il appelle à « une vaccination globale des cheptels bovins et à une réflexion collective sur l’avenir de la filière ». Selon le Parc, les dispositifs décidés par l’État doivent tenir compte de la spécificité des races locales, souvent à faible effectif, ainsi que de l’effort de sélection génétique engagé depuis des décennies par les éleveurs. Des faibles effectifs et une sélection qui ne survivraient pas à une multiplication des abattages.

Au-delà de l’urgence sanitaire, le Parc invite à repenser l’organisation de la filière. Il propose que les bêtes nées sur le territoire soient élevées et abattues localement, ce qui permettrait de conforter l’abattoir de Quillan et de renforcer les circuits courts pour favoriser une consommation française de la production locale.

A.G.

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