De jeunes étudiants Audois ont créé «French Sudiste, une conscience écologique»

access_time Publié le 10/07/2020.

Ils ont 20 ou 21 ans et sont lancés dans un projet ambitieux : créer une marque de tee-shirts. Pour Thomas Bernard, Thomas Delord, Léo Cabrol et Samuel Rocher, tous étudiants narbonnais, French Sudiste est une extraordinaire aventure.

Explications.

Comment vous êtes-vous connus ?
On s’est connu au lycée. Nous avons tous suivi ne filière scientifique au lycée Louise-Michel à Narbonne.
Se connaître et monter un projet commun ce n’est pas la même chose.

D’où est venue cette démarche collective ?
Au départ, on souhaitait juste créer des t-shirts pour nous, pour notre groupe de copains, qui nous représentent, et de fil en aiguille le projet a grandi pour devenir la marque French Sudiste. On s’est dit que si ça nous plaisait, ça pourrait plaire à un panel de personnes plus important.
On a réalisé des questionnaires et des études de marché pour savoir où l’on allait, quelle était la potentielle demande et l’intérêt des personnes pour ce type de projet.

Vous vous êtes appuyés sur vos études…
On fait tous des études en école de commerce ( Toulouse business school pour Léo Samuel et Thomas Bernard) ou en BTS commerce (Thomas Delord) , la fibre commerciale nous anime et on travaille donc dans un domaine qui nous intéresse et qui nous permet d’appliquer ce que l’on apprend dans notre formation. Le tout mis bout à bout permet le passage d’une simple bande de copains à une bande de copains qui créent une marque de vêtements.

L’auto-entreprenariat était-il le but ultime pour vous ?
C’est quelque chose qui nous tenait à cœur, tout d’abord pour faire ce que l’on souhaite au sein de l’entreprise et engranger une expérience précieuse pour la suite de notre carrière professionnelle. Être en auto-gestion à notre âge, c’est une expérience incroyable, très responsabilisante au niveau de la gestion de l’entreprise ou pour notre enrichissement personnel. Cela montre aussi que des jeunes de moins de 20 ans ont la capacité d’entreprendre, de réaliser des choses de leur propre chef.

«Un nom clivant mais un choix assumé»

Vous-y connaissez-vous en matière de prêt à porter ?
Bien sûr ! On a eu des expériences dans le prêt à porter, des stages dans ce domaine. Et on est surtout très intéressé par la mode en général. On a étudié les différents outils que l’on peut utiliser, les matières, les coupes et les canaux de distribution et de communication. On retrouve d’ailleurs dans la mode actuelle de nombreuses marques créées par des personnes formées en école de commerce car ce sont des formations qui donnent la plupart des clés pour mener à bien ce type de projet et gérer ce type d’entreprise. On s’est énormément informé sur les domaines que l’on maîtrisait un peu moins pour enrichir au maximum notre palette de connaissances sur le vêtement.

Avez-vous mesuré les risques d’un tel projet ?
Ils sont minimes pour nous. Nous avons limité les coûts en réalisant tout nous mêmes, exceptée la production bien sûr.
On a tous investi des fonds personnels et on ne dépend d’aucun investisseur, ce qui nous permet d’être en totale auto-gestion.

Comment est venue l’idée de French Sudiste ?
Le nom nous est venu au tout début, quand on a créé des t-shirts pour nous, c’était déjà French Sudiste. On a pris la température de ce nom avec notre entourage quand on a décidé d’en faire une marque. On a testé d’autres noms. Ce sujet était abordé dans un questionnaire auquel plus de 1000 personnes ont répondu, et French Sudiste a été le nom le plus plébiscité. C’est un nom clivant, l’anglicisme «French» ne plaît pas à tout le monde, mais c’est un choix assumé. Une majorité de notre public l’apprécie déjà énormément.


«Engagés sur l’aspect environnemental»

Le créneau n’était pas déjà encombré ?
On pourrait penser que la concurrence est très présente et que le marché est bouché, mais ce n’est pas le cas. On propose des designs différents de ce qui est la norme dans le marché des vêtements représentant le Sud et notre région. On a voulu moderniser cette image lad, avec une communication plus moderne, plus jeune et plus novatrice que ce qui est fait habituellement ici. Nos vêtements sont constitués à 100% de coton biologique. On est engagé sur l’aspect environnemental, c’est important pour nous de proposer des vêtements qui polluent moins lorsqu’ils sont produits. On a choisi une bonne qualité, un bon tissu, c’est aussi plus écologique puisqu’ils ont une durée de vie bien plus longues.
Du coup, cette part de marché là n’était pas explorée et on arrive à toucher déjà beaucoup de personnes.

En quoi la marque vous ressemble-telle ?
French Sudiste, c’est une marque qui nous ressemble parce qu’elle met le Sud en avant, de manière moderne et élégante. Ce sont des vêtements qui nous plaisent et c’est une marque jeune. La communication est sobre et de qualité, avec différents types de contenus sur lesquels on retrouve notre patte. Au final, on met en avant des images et des décors que l’on apprécie, avec des vêtements que l’on a imaginés et qui nous ressemblent.
C’est une marque qui ressemble aussi à beaucoup de personnes.
Et c’est ce qu’on voulait faire : une marque pour les gens qui adhèrent à cet esprit.

Quelle est sa particularité et sa cible ?
La particularité de French Sudiste, c’est que c’est une marque créée par une bande de copains, jeunes, qui met le Sud en avant d’une manière différente, plus moderne et sobre. Il faut aussi noter que l’on propose des vêtements à un prix abordable, ce qui est très difficile à proposer au vu de la qualité de nos produits, leur coût de revient étant bien supérieur à ceux de nos concurrents, pour un prix similaire. Notre conscience écologique – avec le coton biologique – qui est au centre de la production nous différencie également.

En quoi êtes-vous complémentaires tous les quatre ?
Dans l’entreprise, chacun a sa place et des domaines de prédilection, même si l’on touche un peu tous à tout. Thomas Delord s’occupe de l’administratif et la production, Samuel Rocher de la production des formats vidéos et de la conception des produits, Léo Cabrol de la communication et des finances et du site internet avec Thomas Bernard qui est aussi en charge du service client. On s’occupe tous de la gestion des commandes et de leur livraison.
Chacun de nous amène ses qualités qui nous permettent d’être complémentaires et de couvrir tous les domaines de la gestion de l’entreprise.

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