Cela s’est passé un 5 juillet : la bataille de Wagram en 1809

access_time Publié le 05/07/2022.

Nous faisons un bond dans le temps de 213 ans, pour nous replonger en plein cœur des guerres napoléoniennes. Cela s’est déroulé un 5 juillet.

La bataille de Wagram, village à 15 km au nord de Vienne, met en opposition les armées de Napoléon Ier empereur des Français, à celles de l’archiduc Charles-Louis d’Autriche-Teschen. Ainsi, près de 300 000 hommes vont s’affronter pour ce qui restera l’une des batailles les plus sanglantes de l’époque.

En 1809, Napoléon Bonaparte règne sur la majeure partie de l’Europe. Mais alors qu’une partie de son armée tente de soumettre l’Espagne occupée, l’Autriche va saisir l’opportunité pour essayer de mettre fin à l’hégémonie française.

Par cette manœuvre, l’Autriche espère susciter un vent de révolte en Europe contre la domination napoléonienne. Mais hormis quelques mouvements dans les Alpes, peu se joignent à l’initiative autrichienne. La Grande-Bretagne, toujours en guerre contre la France, voit une partie de ses forces mobilisées en Espagne et ne peut faire la jonction avec les troupes des Habsbourg.

L’Autriche entend ainsi faire oubler la défaite d’Austerlitz de 1805, et chasser définitivement les Français d’Allemagne. Du côté de Napoléon et de ses alliés, on veut également venger l’affront fait à Essling quelques mois plus tôt, où une partie de l’armée française a été prise de court et battue.

70 000 morts et blessés de part et d’autre

La bataille de Wagram fut un succès pour les armées bonapartistes. Mais un succès acquis chèrement, au prix de la vie de milliers d’hommes. C’est la première fois qu’une campagne de Napoléon s’achève sans victoire éclatante.

Si l’empereur avait déjà connu à Eylau en 1807 une victoire particulièrement sanglante, le succès éclatant à Friedland était venu conclure brillamment une campagne rondement menée. La campagne de 1809 s’achève donc quant-à-elle avec le traité de Schönbrunn, qui confirme encore davantage la domination française sur l’Europe.

Pendant les négociations de ce traité, Napoléon échappera d’ailleurs à une tentative d’assassinat perpétrée par un jeune Allemand de 17 ans. La vigilance de Berthier permettra de découvrir le couteau de cuisine que cachait le jeune homme dans sa redingote.

(Visuel wikipédia – tableau Horace Vernet)

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