Au Clos Saint-Hilaire : « rompre la solitude avant tout »

access_time Publié le 24/03/2022.

Au mois d’avril, une maison partagée pour seniors verra le jour à Saint-Hilaire dans une magnifique demeure. A l’initiative de ce projet solidaire et tellement ancré dans la société d’aujourd’hui, Valérie Névo (ph. Clos) nous présente la philosophie du Clos Saint-Hilaire.

Comment a germé cette idée ?

Je cherchais une solution pour mes propres parents dans quelques années. J’ai un frère handicapé et je cherchais une solution qui allie un confort de vie et de prise en charge de l’intendance globale de la maison pour mes parents et de la convivialité. Et que cette formule permette, le week-end, d’accueillir mon frère. En cherchant, je suis tombée en 2019, sur des reportages de France 2 sur les maisons partagées pour personnes âgées autonomes dans le Tarn et en Haute-Loire.

J’ai rencontré Mme Decultis, la créatrice de ce concept « Maisons Marguerite » ainsi que les colocataires et je me suis dit : « c’est super comme concept, tout le monde s’y sent bien et cela répond parfaitement à ma recherche ». Je me suis lancée. Au Clos Saint-Hilaire, deux jeunes associés, emballés par le concept, ont décidé d’investir et de croire au projet en achetant cette très belle maison en cœur de village.

« Une alternative entre le domicile et l’EHPAD »

Aviez-vous cette vocation ?

J’ai une vraie fibre sociale, liée à l’histoire de mon frère handicapé mais je ne travaillais pas auparavant dans le social.

Quelle est la philosophie du concept ?

Il ne faut pas parler d’alternative à l’EHPAD. Il s’agit davantage d’une étape nouvelle entre le domicile personnel et l’EHPAD. Il faut que les personnes soient autonomes. Si elle sont dépendantes, elles ne pourront venir vivre au Clos Saint-Hilaire et devront être dirigées vers l’EHPAD car il s’agit d’un établissement médicalisé.

Y a-t-il un entretien avant d’accepter un ou une pensionnaire ?

Bien sûr, on se rencontre, ils viennent visiter, reviennent visiter et choisir leur chambre. C’est un vrai moment que je prends avec eux à discuter pour commencer à nous connaître, répondre à leurs questions… Ce moment d’échange m’a aussi permis de déceler le début de troubles cognitifs chez une personne âgée intéressée. Je n’ai donc pu l’accueillir au sein de la colocation.

« Ils gardent leur complète autonomie »

Vous avez mis en place le principe « essayer, c’est l’adopter ».

Oui, c’est très important. Nous proposons un accueil « découverte » d’un mois. C’est un colocataire qui nous a suggéré de pouvoir tester la formule , pour voir si la vie au Clos Saint-Hilaire lui conviendrait. On a trouvé l’idée très bonne et nous l’avons généralisée. Les chambres sont meublées, il suffit de venir avec sa valise, comme en vacances, et de vivre une vie de colocataire au Clos Saint-Hilaire.

Partager le quotidien avec les autres habitants et être épaulé par Sabrina, la maitresse de maison principale et sa collègue, qui s’occupent de toute l’intendance de la maison, 7J/7. Et au terme de ce mois « découverte », le colocataire décidera s’il souhaite rester définitivement ou rentrer chez lui.

Que recherche-t-on dans une maison de famille comme le Clos ?

Rompre avec la solitude avant tout. J’ai même reçu des couples intéressés pour venir. Une de ces personnes en couple m’a expliqué : « La Covid 19 a cassé notre dynamique de vie ». Ce qui intéresse les gens, c’est qu’ils sont chez eux, qu’ils gardent leur complète autonomie, liberté, tout en rompant avec la solitude.

Et la prise en charge de toute l’intendance par les maitresses de maison, permet de vivre le plus longtemps possible, confortablement et en sécurité, à domicile.

C’est un peu comme à la maison ?

Nous essayons d’apporter le plus de souplesse possible à la vie des colocataires. Ainsi le petit déjeuner est préparé la veille par la maitresse de maison, dans la cuisine, ainsi il est en libre service, pour respecter l’heure de lever de chacun. Il peut même être monté en chambre, si demande. Le déjeuner et le diner sont pris tous en ensemble dans la salle à manger.

« Il reste des places »

Le côté rural est-il important ?

la solitude des personnes âgées existe en ville comme en milieu rural. Une personne vivant en milieu rural sera plus à l’aise de continuer à vivre dans un village où tout le monde se connait.

Comment le lieu est-il agencé ?

Il y a des pièces de vie communes (salons, cuisine, salle à manger) avec accès direct au jardin plus une chambre en rez-de-chaussée et neuf autres chambres au 1er et 2e étages avec un ascenseur. Enfin, nous avons aménagé deux chambres b&b pour recevoir les familles.

Allez-vous vous investir personnellement dans le fonctionnement de la structure ?

Oui, les premières semaines, je serai la collègue de Sabrina qui est la maîtresse de maison principale, qui habite Saint-Hilaire et je coordonnerai le lancement et les ajustements des débuts. Ensuite je partirai pour créer ma maison partagée en Bretagne pour mes parents…

Déjà beaucoup de candidats ?

Nous avons déjà des pré-réservations mais il reste des places.

Infos pratiques :
Le Clos Saint-Hilaire 
valerie.nevo@maisons-prometeo.fr 06 63 53 81 07

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