Le Grand Narbonne à la pointe du traitement de l’eau contre les polluants éternels

access_time Publié le 25/06/2025.

790 analyses de l’eau sont effectuées chaque année sur le Grand Narbonne. Fin 2024, l’une d’elles avait révélé une pollution sur le forage du Ratier. Un système de filtrage innovant a alors été mis en place. Il permet de chasser l’atrazine et les PFas.

« Les analyses de l’eau, effectuées par l’ARS, recherchent aujourd’hui jusqu’à 360 molécules. En 1995, on en analysait seulement 35 ! » Bertrand Malquier sait jouer d’exemples parlants pour illustrer son propos. Le président du Grand Narbonne a tenu à dévoiler ces chiffres lors de l’inauguration du nouveau traitement de l’eau au forage du Ratier. Le message : se conformer à la réglementation en la matière n’est pas toujours aisé pour les élus mais « le Grand Narbonne, avec l’ARS, surveille, prélève et anticipe les problématiques à venir. » Jusque-là pollué à l’atrazine et aux polluants éternels (PFas), le forage du Ratier bénéficie à présent d’un traitement innovant, seulement déployé dans une poignée de collectivités en France.

Le miraculeux charbon actif

Un filtrage nouvelle génération qui repose sur le charbon actif. Process qui permet de partir à la chasse aux polluants éternels. Et c’est là que le grand Narbonne anticipe : si ces fameux PFas devront être systématiquement recherchés lors des analyses à compter du 1er janvier 2026, la collectivité a déjà appliqué cette norme fin 2024 sur les 25 captages de son réseau. Seul un dépassait alors les 0,10 microgramme par litre tolérés (0,12 mesurés en moyenne) : le forage du Ratier. En dépannage express, les abonnés desservis par ce captage ont été alimentés par une autre ressource, seuls 21 foyers ont continué à recevoir l’eau du Ratier, ne pouvant être raccordés ailleurs. Une dérogation préfectorale permettait de continuer à distribuer cette eau jusqu’au 5 juillet 2025.

Quatre filtres à charbon permettent de filtrer atrazine et PFas. ©A.G.

Veolia et l’intercommunalité ont alors revu leur copie. Au traitement prévu de l’atrazine, ils ont ajouté celui des PFas. Un process pilote concluant a permis de déclencher neuf mois de travaux pour voir opérationnel ce nouvel équipement d’un coût de 2 M€ pris en charge par l’agence de l’eau et le Grand Narbonne, à parts égales.

Quatre filtres à charbon traitent donc à présent l’eau du Ratier à raison de 300 m2 par heure qui peuvent de nouveau desservir les 379 abonnés historiques de ce captage. « Le Grand Narbonne a été pro-actif sur ce dossier et aujourd’hui, on réduit les PFas de manière drastique puisque 60% sont absorbés par ce traitement », se félicitait en conclusion de cette inauguration Michel Jammes, vice-président en charge du cycle de l’eau.

Arnaud Gauthier

Photo principale : Bertrand Malquier et Michel Jammes, lors de l’inauguration de la station de traitement. ©A.G.

Actualités

Narbonne : le Palais du travail va rouvrir immédiatement, pas la piscine

L’expert a rendu son rapport : le maire de Narbonne va ...
Actualités

« Apporter de la justice et de la justesse », il devient juge au tribunal de commerce

Ludovic Remaury a prêté serment ce jeudi 27 novembre. Il com ...
Actualités

Carcassonne pense aux plus démunis avec l’opération « Un cadeau pour tous »

La Ville de Carcassonne relance jusqu’au 16 décembre son opé ...
Actualités

Port-la-Nouvelle : la drague à hydrogène « unique en Europe » baptisée par Carole Delga

Inaugurée mardi 25 novembre au matin à Sète, par la présiden ...