Ces communes audoises qui ont vu double

access_time Publié le 08/02/2022.

Séparation naturelle ou divorce : certaines communes audoises ont vu leur destin changer à partir du XIXe siècle. Voici quelques histoires.

C’est dans l’Aude que ça se passe, mais cela pourrait être la même chose partout en France. On parle de ces communes qui se sont scindées en deux à un moment de leur existence. Et ça commence au début du XIXe siècle.

1817
Nous somme dans la Montagne Noire et à l’époque gallo-romaine, la production de fer en faisait un des principaux sites sidérurgiques de la Gaule. Le démembrement (ce n’est pas glamour, mais il s’agit du terme officiel) de la commune de Laprade donne naissance à deux villages : Laprade et Les Martys. Aujourd’hui, on compte 299 Martignols pour 106 habitants du côté de Laprade.

1844
Pour la commune de Sigean, il est l’hure de la séparation (le fameux démembrement). Au sujet de la nouvelle entité, on a quelques soucis d’appellation. On dit La Nouvelle puis, en 1861, on trouve le nom qui s’impose : Port-de-la-Nouvelle. Nom que l’on va simplifier presque un siècle plus tard pour celui qu’on connaît de nos jours : Port-La Nouvelle. Les habitants (au nombre de 5700) sont tout de même les Nouvellois. Ils sont désormais un tout petit peu plus nombreux que les Sigeanais (5500).

1892
Villedaigne, qui compte aujourd’hui 534 citoyens (contre 467 à sa création), a vu le jour à la fin du XIXe siècle par le biais du démembrement de la commune de Raissac-d’Aude (262 habitants). Dans la même année, on ne parle pas de démembrement mais carrément de suppression. Celle du village de Cascastel-Villeneuve. C’est chacun de son côté et l’on rétablit les deux entités : Cascastel et Villeneuve-les-Corbières. L’égalité est presque de mise de nos jours avec 224 habitants pour Cascastel et 248 à Villeneuve.

1935
On plonge dans le XXe siècle au sein des Corbières Maritimes. La commune de Treilles subit une coupe sombre et voit se créer, à 1,2 km de là, sa nouvelle homologue de Caves. On trouve un nom pour ses nouveaux habitants qui seront donc les Cavistes (906 aujourd’hui pour 255 à Treilles).

1989
Pour finir, une histoire très contemporaine basée sur un mariage et une séparation en un peu plus de dix ans. En 1972, Laurabuc et Mireval-Lauragais se marient pour le meilleur donnant ainsi naissance à la commune de Laurabuc-et-Mireval. Dix-sept ans plus tard, le rétablissement de la commune de Mireval-Lauragais oblige Laurabuc à faire aussi cavalier seul. En attendant un nouvel épisode ?

Silence, on change

Assez simple : Durban est devenu Durban-Corbières en 1935 tandis qu’on a changé Alet pour Alet-les-Bains en 1961. Moins évident : les transformations de Voisins en Pezens (1831) ou encore de Pérignan en Fleury en 1794.

On a gardé le meilleur pour la fin : Mérinville. Ce nom fut aboli à la Révolution Française, rétabli sous la Restauration et définitivement supprimé par un décret royal de 1838 pour être remplacé par Rieux-Minervois.

Sur la photo​, de gauche à droite : Isabelle Vanderhooft, directrice du service Culture de la Ville ; Daniel Tosi, parrain du festival ; Florence Vitasse, Adjointe au Maire déléguée à Narbonne-Plage ; Yves Penet, Adjoint au Maire délégué à la culture.
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